Philippe Louis reconduit à la tête du syndicat au Congrès de Vichy

Philippe Louis a éLouisté reconduit à la présidence de la CFTC pour un deuxième mandat de quatre ans, vendredi à Vichy, mais la nouvelle direction compte très peu de femmes, ce qui a suscité une forte protestation des déléguées présentes au 52e congrès de la confédération.

Le nouveau bureau confédéral de 14 membres comprend seulement trois femmes et le conseil confédéral de 50 membres seulement dix, après avoir été renouvelés lors de ce congrès qui achève ses travaux vendredi.

A l’annonce de ces résultats, quelque 200 congressistes femmes ont quitté la salle en signe de protestation et se sont réunies dans le hall du Palais de congrès de Vichy qui abrite la rencontre, aux cris de « parité, parité! ».chut-720px

Elles ont ensuite entonné La Marseillaise en y ajoutant le terme parité.

Regagnant la salle, elles ont envahi l’estrade d’où Philippe Louis a réussi à les convaincre de descendre en arguant du fait que l’estrade « ne pouvait supporter autant de personnes » et risquait de s’effondrer.

Finalement le calme est revenu, et le président élu a promis de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées dans les instances de la CFTC. Il entend « encourager » les femmes à s’engager et à ne dresser « aucun frein » devant elles.

L’ex-cheminot, né le 4 décembre 1955, qui dirige le syndicat chrétien depuis le congrès de Poitiers de 2011, était seul candidat en lice pour la présidence de la CFTC. Il a été élu à la majorité moins quatre abstentions.

Bernard Sagez, ex-trésorier, 58 ans, a été désigné secrétaire général, soit le numéro deux de la confédération, succédant à Pascale Coton. Isabelle Thérain, 57 ans, est élue au poste de trésorier.

La CFTC compte aussi quatre vice-présidents: Joseph Thouvenel, Pascale Coton, Joseph Crespo, Patrick Ertz.

Le bureau a été désigné jeudi soir par le nouveau conseil confédéral, élu par les quelque 1.000 délégués, réunis depuis mardi à Vichy.

Les congressistes ont élu 23 membres au Conseil confédéral – parmi lesquels figurent seulement six femmes. Au total, le Conseil confédéral de 50 membres, qui comprend également deux élus jeunes et 25 autres membres désignés par les instances de la centrale (fédérations, régions), compte dix femmes.

Les délégués ont approuvé avec 88,1% des voix, (7,8% abstentions et 4,1% de non) le rapport d’activité, bilan de la direction sortante.

La motion d’orientation, axée sur la construction d’un nouveau contrat social, et la motion d’organisation ont été également adoptées à une large majorité.

C’est la lumière qu’on éteint…

Je Suis ParisCommuniqué intersyndical : CFDT – CFE CGC – CFTC – CGT – FSU – Solidaires- UNSA

14 novembre 2015 – Après les attentats effroyables commis cette nuit à Paris, les organisations signataires CGT – CFDT – CFE CGC – CFTC – UNSA – Solidaires – FSU assurent de leur solidarité toutes les personnes et leurs proches qui en ont été victimes.

En frappant indifféremment la population, en ciblant des lieux de culture, de sport ou tout simplement de loisirs et de rencontres amicales, fréquentés par beaucoup de jeunes, les terroristes envoient un message clair : c’est bien toute la société qui est aujourd’hui visée.

C’est pourquoi le mouvement syndical, tout comme il s’était rassemblé après les attentats de janvier dernier, exprime ensemble son émotion mais assure aussi que rien ne saurait remettre en cause sa détermination à lutter contre toute les atteintes à la démocratie, à la paix et aux libertés.

Comme elles l’avaient fait au début de l’année 2015 en décidant de travailler sur toutes les incidences pour le monde du travail, matérialisé par le texte « Vivre ensemble, Travailler ensemble », les organisations syndicales se retrouveront très prochainement pour poursuivre leurs échanges sur la situation créée par ces attentats et poursuivre leur engagement pour lutter contre les replis, les stigmatisations, les divisions, contre toutes tentatives de terreur dans lesquelles veulent nous enfermer les terroristes, afin de continuer à faire société ensemble.

La Présidente à la « cour des miracles »

Le report lui ayant été refusé, la Présidente de XEROX, s’est retrouvée la semaine dernière au Tribunal Correctionnel, dans le box des accusés pour délit d’entrave.

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Cette plainte au pénal est due à une refus de consultation du Comité d’Entreprise ainsi que du CHSCT.

Le code du Travail prévoyait une sanction d’emprisonnement d’un an et/ou d’une amende de 3.750 euros. La loi Macron a supprimé l’emprisonnement et porté l’amende à 7500 euros. Le préjudice estimé par les plaignants est de 50.000 euros.

Rendu du jugement le 15 décembre prochain.