Inclusion des élèves en situation de handicap

 Le député LFI François Ruffin a pris à partie La République en marche, jeudi à l’Assemblée nationale, après le rejet préalable d’une proposition de loi LR pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap ».

L’Assemblée nationale a retoqué jeudi une proposition de loi LR pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap », le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer mettant en avant « le chemin » déjà pris par le gouvernement et une concertation à venir. Une décision qui a provoqué la colère du député insoumis François Ruffin, qui a pris à partie ses collègues d’En Marche dans l’hémicycle jeudi soir. « Vous n’avez pas honte? Honte de votre paresse? Honte de votre sectarisme? », leur a-t-il lancé, avant de les inviter à « mesurer leur déshonneur ».

La proposition de loi qui était présentée par Aurélien Pradié (LR) dans le cadre d’une « niche parlementaire » de son parti, prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire. Ce texte « n’est pas parfait », a déclaré jeudi François Ruffin, assurant que les Insoumis, comme « les communistes, les socialistes, les UDI et les Républicains » avaient déposé « des tas d’amendements en commission ».

Un vote semblable à une « infamie »

« Vous les Marcheurs, aucun! Aucun amendement, vous être 300 et aucun amendement. Vous n’avez même pas participé aux échanges », leur a reproché le député LFI. « Vous vous êtes contentés, en groupe, en troupeau, de voter contre », a-t-il ajouté. « J’espère que le pays ne vous pardonnera pas […] Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »

Jean-Michel Blanquer a observé que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », mais a refusé d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ». « Ce n’est pas par la loi qu’on va changer les choses car nous avons tous les ingrédients pour réussir », a assuré par la suite la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Une concertation est prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).

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